Escapade islandaise : au travers de paysages sonores et naturels

Avec des paysages euphorisants, l’Islande suscite le rêve comme le voyage. L’Islande c’est un si grand territoire pour peu d’individus. Tapissé d’interminables champs verdâtres ou de glaces aux teintes marbrés, c’est le pays idéal pour s’évader, pour rappeler la petitesse de l’humain qui disparaît dans l’immensité du paysage. Là où Björk est sans aucun doute la reine de la scène rock alternatif du pays, un jeune groupe islandais commence à affoler les salles de Londres, Vienne, Amsterdam ou encore Paris: à savoir, le quatuor electro-dream-pop connu sous le nom de Vök.

Vök

L’Islande abrite aussi une influente scène musicale. Alors qu’ils baignent déjà dans la musique, l’idée de se regrouper naît en 2013 à Reykjavik. Ce rapprochement lance alors la machine. Vök prend vie. Un courant d’air frais. Prononcé «Verk», traduit par « trou dans la glace » (rivière, lac ou mer de glace). Le trio indie-pop lance son premier EP à travers le label islandais Indie Records , suite à sa première place au fameux concours de musique islandais Músíktilraunir. Margrét est à la guitare comme au synthé. C’est la voix principale du groupe. Andri est au saxophone comme au synthé et Ólafur à la guitare ou à la basse. Plus tard, Einar Hrafn Stefánsson les rejoint à la percussion.

Ils ont mis l’Islande en bouteille

A travers la tonalité de leurs visuels et leurs sonorités électro-mélancoliques, on perçoit la froideur de l’Islande. Magique musique, magique continent. On découvre des vues aériennes panoramiques à en couper le souffle. Vous ne sortirez pas indemne de cette escapade aux fins fonds des contrées islandaises. L’irréel parsèmera votre chemin, comme votre écoute. Laissez vous embarquer par la fraîcheur de leur musique, une musique qui encapsule un nordisme à la fois givrant et rafraichissant. La voix glaciale de Margrèt contrebalance avec les rythmes brûlants électroniques. Cette musique aux allures pop-astral n’a pas fini de faire rêver.

«Nous sommes des rêveurs par nature et

nous espérons que cela se reflétera dans l’album.»

Mais ces paysages sonores extrêmement séduisants ne sont pas si faciles que cela à ajuster. À certains moments du processus de fabrication de l’album Figure, ils ont dû prendre des décisions sur des choses communes. «Vous devez faire des sacrifices avec le goût et vos préférences pour obtenir quelque chose qui satisfait tout le monde. Et le but de Brett était d’étendre notre portée pour sortir les choses de ce son numérique stérilisé.» a révélé le batteur de Vök, Stef.

Un gabarit sonore

Inspirés de la musique trip-hop des années 90, Massive Attack ou encore Portishead, la plupart des chansons sont écrites dans la maison de Margrét à Reykjavik, surplombant le paysage urbain de la capitale, et enregistrées dans la maison-studio d’Einar dans un «beau quartier utopique de Reykjavik, rempli de vieilles maisons atypiques».

«Nos échantillons numériques sont joués par un être humain,

pas un programme d’ordinateur.»

Faire de la musique est une excellente manière pour exprimer ses sentiments.  Les faire ressortir, c’est la volonté de leur musique. «Nous avons passé beaucoup de temps à créer nos propres paysages sonores, échantillons et percussions, ce qui se faisait normalement sur un ordinateur. Nous voulions sortir la musique de l’ordinateur.», explique Stef, un membre du groupe.

Que ce soit en concert ou seul chez soi, écouter Vök est une expérience différente. «Les concerts sont une expérience totalement différente de l’écoute des EP, et c’est ce que nous essayions de faire en prenant les sons du studio et de les amener dans un environnement plus grand

Il s’agit d’une musique dans laquelle tantôt on se retrouve, tantôt on s’y perd. Comme dans  l’ampleur des paysages islandais…

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